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Vendredi 19 décembre 08 :<o:p></o:p>
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Nous quittons Maghta Lajhar vers 9h00. L’objectif est de se rapprocher le plus possible de la frontière pour passer au Mali le 20 décembre. En route !!
Il nous faudra énormément de temps pour être proche de Kiffa. Le problème mon gars, c’est qu’il y a beaucoup de villages tout le long du goudron, sans compter les postes de police qui contrôlent et recontrôlent. Du genre près de cinq heures pour rallier Kiffa, ça vous dit ? En revanche une fois sortis de <st1:personname productid="la grande Kiffa" w:st="on">la grande Kiffa</st1:personname>, là il y a dégun (oui, le fils de personne !!).
La route permet quelques accélérations, nous en profitons pour rattraper un peu de temps.
Jusqu'à Tintâne, tout va bien. À la sortie de cette agglomération là fais gaffe, mais alors very much ! Le goudron s’évapore peu à peu pour laisser place à un amalgame de piste/goudron et surtout nids de poules. Mais qu’est ce que j’écris là ? Il ne s’agit pas de nids de poule mais plutôt de nids de chameaux. Les trous béants se succèdent sur environ <st1:metricconverter productid="8 km" w:st="on">8 km</st1:metricconverter>, puis le grand plat à nouveaux.
Inutile de vous dire que sur l’ensemble de la route se dépeint un paysage à couper le souffle. Des falaises impressionnantes te suivent sur plusieurs km, puis la route t’invite à les franchir par leur centre. Séquence beauté, arrêt sur image.
D’ailleurs, nous décidons de nous arrêter pour boire un café dans un village, je crois qu’il s’agit de Djouk, environ 50 bornes de Kiffa. Cela devait faire très longtemps que les habitants n’avait pas vu de touristes s’arrêter chez eux. Pour le café on s’est un peu gratté mais nous l’avons remplacé par du coca de chez cola. Lionel a trouvé une boutique à côté de notre petit déj. Il est intéressé par un tissus tamashek qu’il souhaiterait acquérir.
Moulte négociations plus tard, il en fait (enfin !) l’acquisition. Il faut avouer que négocier avec la moitié du village n’est pas chose simple. Après avoir fait le tri entre le commerçant et les curieux, il obtient son tissu à un prix relativement intéressant.
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Mais je m’écarte du sujet. Notre objectif du jour s’éloigne avec le soleil qui se couche.
Il nous faut, tout au moins, rallier Ayoûn El Atrous. On trace et on arrive enfin à Ayoûn.
C’est alors que nous décidons, de faire quelques amplettes dans la superette du coin. Bon c’est délire à écrire mais faut t’imaginer dans une petite ville à essayer d’acheter des provisions alors que rares sont ceux qui daignent s’arrêter chez eux.
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C’est une situation que je comprends aisément et je vous explique pourquoi. Après avoir acheté, eau, thon, sardines et le fromage vache qui sourit nous demandons l’addition. Je dirai plutôt que Lionel demande combien. 1040 Ouguiyas mauritaniens, soit, Lionel ouvre son porte monnaie ; Ah ! Pardon, je disais 1240 OM nous affirme l’épicier, bon bon, Lionel recompte puis en fait il sortira 1440 OM pour l’ensemble !!Non sans avoir fait remarquer au tenancier la surprenante inflation en Mauritanie, qui prend son cours au fur et à mesure que le porte monnaie s’approche du comptoir.
Après ce divertissement financier, direction la frontière !
Le soir accuse réception du soleil et nous roulons tel Mad Max, suivant les pointillés blancs du milieu de la route de l’Espoir.
Nous dépassons largement Ayoûn El Atroûs et peu avant Kobenni nous plantons notre bivouac, avec la bienveillance du chef du poste de police. Ce dernier, nous indique un terrain vers lequel nous nous dirigeons. Nous plantons les tentes, et petite veillée tous les trois. Du pain, du vin, et les denrées de l’épicier.
Et là, mais alors là , arrive l’incroyable, l’inattendu, la pluie !! Il pleut mi décembre en Mauritanie. Nous allons vite fait nous coucher, la pluie tombera une bonne partie de la nuit.