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Les récits d'un trajets de Marseille à Bamako puis Tombouctou, Essakane, Ségou, Mopti, Bamako, etc..

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Nouakchott - Magta Lajhar

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Jeudi 18 décembre 08 :<o:p></o:p>

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Départ de Nouakchott, de l’auberge d’Olivia que je n’aurai pas eu le temps de croiser. Faut savoir que c’est un repère de routards, de voyageurs, de bourlingueurs, d’aventuriers en tous genres, bref THE repère incontournable.

« Ouaga » est le gestionnaire mandataire de l’auberge <st1:personname productid="la Menatta. Le" w:st="on">la Menatta. Le</st1:personname> gars est sympa et peut vous dépanner sur de nombreux bons plans.

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Nous partons donc vers…………11h30 !! Faut dire que la journée d’hier, très usante, nous a usés !! Nous avons fait un énooooooorme dodo et personne n’a souhaité nous réveiller. Bon pas très cool pour les potos qui nous attendait. Le temps de se décrasser, de manger, de faire les vérifs du Toy et nous partons vers midi.

Génial pour se taper les embouteillages en plein centre ville de Nouakchott. Près d’une bonne demi-heure pour trouver la route de l’espoir.

Nous la trouvons enfin et c’est parti. Un long ruban de bitume se déroule au fur et à mesure. Ce ruban épouse parfaitement les dunes.

Disons que durant 200 à <st1:metricconverter productid="300 km" w:st="on">300 km</st1:metricconverter> tu montes et tu descends comme dans un manège. C’est alors que je vous recommande ce que vous savez déjà : prudence, prudence.

La route de l’espoir prend toute sa dimension ici. L’espoir est de la passer vivant.

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Hors les embûches sont nombreuses. Biquettes, ânes, chameaux (oui bon les dromaludaires, si vous voulez), humains adultes et enfants, charrettes font partis du goudron. Ils traversent d’un coup, sans regarder, normal c’est aussi LEUR goudron.

Vous aller trouver des cadavres (pas d’hommes je vous rassure) de tous genres.

Sachez brave gens que ces animaux ne peuvent être consommés par la population que lorsqu’ils ont été tués selon les rites musulmans.

Ils ne seront donc pas mangé hormis par les chacals qui rôdent. De plus il est risqué de se prendre un animal à une certaine vitesse.

Gaffe Man, je te le rappelle, l’espoir de cette route réside dans le fait que tu peux arriver vivant ou pas….

Tu va encore croiser des paysages d’un autre monde (d’ailleurs t’y es, dans l’autre monde).

D’un côté, des dunes ocre très prononcées, de l’autre des dunes d’un blanc éclatant.

Le vent est toujours très présent, et ça flagelle le visage.

Nous avançons toujours tout droit. Et j’inaugure mon premier accident Mauritanien.

Je suis à <st1:metricconverter productid="30 km/h" w:st="on">30 km/h</st1:metricconverter> dans le centre ville de ALEG.

C’est jour de marché, bondé, nous roulons lentement car la route très étroite est parsemée de commerces, ambulants ou pas.

C’est alors que ce que vous avez en terme de sécurité routière arrive : faire attention à soi en conduisant, soit, mais faire SURTOUT attention à celui qui vient en face ou que tu va doubler.

Là c’est celui qui vient de face qui dort les yeux ouvert. Il surgit à près de 70km/h et là le choc frontal est inévitable. Je pile net et il se réveille juste à temps pour braquer légèrement son volant. C’est alors qu’il glisse sur mon pare buffle et se fait éjecter par mon toy sur un mètre. Nous volons nous aussi et faisons un bond de côté similaire au sien. Gros bruit et là je sors furieux et là mes copains, il a senti passé le marseillais qui sommeille en moi. Quelques insultes récurrentes plus tard j’ameute le village entier et le rallie à ma cause. Cet enc.. aurait pu tuer les enfants qui profitent du marché pour jouer.

Un flic arrive et me propose de faire un constat, je refuse car nous n’avons rien mais en profite encore pour passer une deuxième couche au chauffeur dormeur. Lionel intervient aussi et lui, carrément, demande du fric au conducteur, histoire de lui faire passer mes insultes. Nous capitulons et partons mais en voilà un qui n‘oubliera Marseille. Ceci dit ça fait du bien de vider sa glande à venin. Mais à l’heure où j’écris, j’ai encore les boules contre cet enfoiré.

Après le plein, nous repartons en redoublant de prudence.

Nous avons les yeux remplis de cette beauté de Mauritanie et de son désert.

Nous voici à trois voitures, et on décide d’avancer coûte que coûte jusqu’au coucher du soleil qui déterminera notre bivouac.

Par sécurité, (hum !!) il nous est recommandé de bivouaquer près d’un poste de contrôle de gendarmerie ou de police. Ce que nous ferons.

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MAGTA LAHJAR, à 108km de ALEG. Nous sommes contrôlés par des policiers, très accueillant qui nous protègerons au cas où pour notre bivouac. Et nous voici sur le sable, à <st1:metricconverter productid="150 m│tres" w:st="on">150 mètres</st1:metricconverter> du poste de police, certes près de la route mais c’est rassurant.

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ATTENTION, je ne dis pas que la Mauritanie est dangereuse. Je dis que cette population ne possède quasiment rien. La tentation peut être grande, lorsque plusieurs véhicules s’amorcent à l’orée d’un village. De plus tous connaissent l’histoire des français de décembre dernier qui ont eu une tragique issue à leur aventure.

Ceci étant les précautions d’usage sont utiles et nous dormons sous tente et non dans le véhicule.

Après cet aparté, le bivouac se déroule dans une ambiance bonne enfant et Alexander nous offre un bon coup de rouge assorti d’un coup de champagne.

Franck et Noémie nous préparent un bon petit repas. Evidemment le sauvignon d’Annabelle est là et il est assorti de mousseux très sympathique.

Au coin du feu, les étoiles pour témoins, nous refaisons le monde dans sa totalité et échangeons nos points de vus.

Que venons nous faire en Afrique, que pouvons nous y apporter, que cherchons-nous ?

Autant de questions qui donnent des réponses sans chercher l’argument humanitaire.

Nous partons nous coucher. Franck et Noémie nous explique qu’ils partiront très tôt demain matin, bien avant nous. Ils doivent rallier le Burkina au plus tôt et leurs temps est très limité.

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