Jeudi 23 Février 2012, St Lazare

Les Aventures de Francky au Mali

Après avoir 600Km de piste pas carrossable, plus de 100 km de sable fesh fesh, fait des bonds de plus d'un mètre, je vous garanti qe mon toy n'a rien.

Quand je dis rien c'est vrai!! mon toy est passé dans des lieux insoupçonnés et a 80 à l'heure, ilencaise grace a la prépa faite chez 4x4 diffusion.

Merci les gars pour le travail efectué et tous les précieux conseils que vous m'avez donné.

ce n'est pas de la pub les mecs je vous jure ils cartonnent!! De vrai pro. Encore bravo à tous



 


J'kaz !
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Le Jeudi 19 Février 20091 commentaire(s)

Samedi 20 décembre 08 :

 

Nous quittons notre bivouac très tôt, enfin ce qui signifie pour nous 9h00. Je remarque qu’il fait beau mais surtout que tout a rapidement verdi. La nature a changée, le paysage totalement méconnaissable. Un petit au revoir au chef de poste et chef du village auquel je remettrai un petit objet publicitaire, c’est tout ce qu’il me reste en stock !!

En route pour le Mali. J’te dis pas comme mon Toy file droit. On dirait qu’il sent sa terre promise très proche. Nous traçons, dépassons Kobenni, la frontière est proche.

Gogui !! Ça y est, il faut d’abord arriver à sortir de Mauritanie. Poste de police, ok !! Douanes, vérif et récupération du document d’engagement sur l’honneur remis à l’entrée du territoire, vérification et tamponnage passeport.

Nous sortons de Mauritanie en 1h00 maxi à tout casser. Le pied !  Là, je roule confiant vers le Mali.

Nous arrivons à un poste de contrôle de police. Et j’en profite pour demander si le Mali est loin ?

Mais vous êtes à la frontière Monsieur, le Mali c’est ici !! Je sors alors du Toy. La larme à l’œil je franchi à pieds la frontière vers le poste de police. Passeport à la main je m’agenouille sur le sol que je souhaitai tant fouler, depuis si longtemps. Séquence émotion.

Je brasse la terre entre mes mains sous les yeux amusé du douanier qui ne savait quoi me dire. Nous échangeons les premières salutations en Bambara, la remise du visa se fait tout seul. Même pas besoin de photos. Quelques coups de tampon plus tard, un thé et beaucoup de salamalecs, nous quittons Guogui pour Nioro et son poste de douanes. Gros bâtiment, ça change.

À la douane même système que pour entrer en Mauritanie. Tout d’abord dépôt du passeport, déclaration du véhicule, et prise de l’assurance. Là mon poto t’es au Mali et les conditions de communication sont différentes du Maroc ou de la Mauritanie.

Le douanier t’interroge sur ta visite, tes motivations, etc, etc…

 

 

Nous avons eu néanmoins un petit souci. Il semble qu’un douanier en civil ait compris qu’Alex comptait vendre sa voiture à Bamako. Avec son sens de l’interprétation, il a renseigné tout le poste de douane ce qui ne nous a pas permis d’obtenir tous les papiers de libre circulation.

Le chef du poste met un point à faire attendre et faire comprendre que la voiture sera mise en retenue douanière. Soit big somme pour dédouanement, plus big somme pour payer escorte jusqu'à Bamako pour la mise en retenue. Il tente de jouer la carte de la peur.

J’interviens de temps à autre car il est important de ne pas insister trop longtemps. Histoire de reprendre les négociations plus tard. Je parle avec l’adjudant chef avec lequel j’ai eu un bon contact. Après plusieurs discussions, j’intègre Alex dans un deal.

Tout d’abord payer l’assurance, puis rester à l’affût sans mettre la pression. Pendant ce temps, je recommence les négociations. Le mec est mûr. Il sait que nous roulons à deux caisses et que Lionel et moi ne partirons pas sans Alex et sa Merco.

Reste à trouver la porte de sortie sans entacher l’honneur du Mali et celui du chef de poste.

Alex entre dans le bâtiment avec le big boss, et il ressort environ une heure après avec son laisser passer et après avoir arrosé de CFA notre douanier….

Ensuite faut que tu passes au poste de police situé à 1km de la douane. On peut ps le manquer c’est le bâtiment sur la gauche après le carrefour vers Bamako, en entrant peu avant Nioro.

Bon là c’est pour un coup de tampon et 5000 CFA de droits divers. Ces droits se tarifient selon….

Ça y est !! Ce sont maintenant c’est sûr, nos dernières formalités frontalières. Putain, vraiment pas fâché de voir le Mali. Il nous reste à peine plus de trois cent bornes à faire. C’est décidé, certes il est déjà pas loin de 14h00 et des poussières faut quand même qu’on bouge et qu’on mange un morceau.

Nous avalons 100 bornes et mangeons un bout à Diedeni.

Enfin un vrai maquis du bord de route. C’est vrai qu’on mange bien au Mali, nous optons pour un maffé et dibissoko.

Quel plaisir de revoir une population souriante et vivante. Je me sens chez moi, comme d’habitude, comme si rien n’avait changé, n’aurai je pas quitté le Mali hier ?

Sachant qu’il m’est particulièrement difficile de conduire la nuit nous ne nous attardons pas trop et enchaînons les km. Bamako bientôt..

La nuit tombe et nous sommes à la porte de la ville, Kati.

Encore un peu et nous y sommes. Un petit coup de fil à mo frère et nous sommes attendus chez Kalcio à la tour d’Afrique de la CAN.

Allez chez Kalcio  !!

 

Petit maquis Ivoirien près des 80 logements là où je vais loger.

Et me voilà avec Alex, Lionel et toy arriver au maquis pour boire enfin ma vrai ma grande et unique FLAG.

 

Bien sûr la fête s’enchaine, bienvenue, bonne arrivée au Mali…

 

M’Bifé, Malikadi.

 

J'kaz !
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Le Jeudi 19 Février 20092 commentaire(s)

Vendredi 19 décembre 08 :

 

Nous quittons Maghta Lajhar vers 9h00. L’objectif est de se rapprocher le plus possible de la frontière pour passer au Mali le 20 décembre. En route !!

Il nous faudra énormément de temps pour être proche de Kiffa. Le problème mon gars, c’est qu’il y a beaucoup de villages tout le long du goudron, sans compter les postes de police qui contrôlent et recontrôlent. Du genre près de cinq heures pour rallier Kiffa, ça vous dit ? En revanche une fois sortis de la grande Kiffa, là il y a dégun (oui, le fils de personne !!).

La route permet quelques accélérations, nous en profitons pour rattraper un peu de temps.

Jusqu'à Tintâne, tout va bien. À la sortie de cette agglomération là fais gaffe, mais alors very much ! Le goudron s’évapore peu à peu pour laisser place à un amalgame de piste/goudron et surtout nids de poules. Mais qu’est ce que j’écris là ? Il ne s’agit pas de nids de poule mais plutôt de nids de chameaux. Les trous béants se succèdent sur environ 8 km, puis le grand plat à nouveaux.

 

 

Inutile de vous dire que sur l’ensemble de la route se dépeint un paysage à couper le souffle. Des falaises impressionnantes te suivent sur plusieurs km, puis la route t’invite à les franchir par leur centre. Séquence beauté, arrêt sur image.

D’ailleurs, nous décidons de nous arrêter pour boire un café dans un village, je crois qu’il s’agit de Djouk, environ 50 bornes de Kiffa. Cela devait faire très longtemps que les habitants n’avait pas vu de touristes s’arrêter chez eux. Pour le café on s’est un peu gratté mais nous l’avons remplacé par du coca de chez cola. Lionel a trouvé une boutique à côté de notre petit déj. Il est intéressé par un tissus tamashek qu’il souhaiterait acquérir.

Moulte négociations plus tard, il en fait (enfin !) l’acquisition. Il faut avouer que négocier avec la moitié du village n’est pas chose simple. Après avoir fait le tri entre le commerçant et les curieux, il obtient son tissu à un prix relativement intéressant.

 


Mais je m’écarte du sujet. Notre objectif du jour s’éloigne avec le soleil qui se couche.

Il nous faut, tout au moins, rallier Ayoûn El Atrous. On trace et on arrive enfin à Ayoûn.

C’est alors que nous décidons, de faire quelques amplettes dans la superette du coin. Bon c’est délire à écrire mais faut t’imaginer dans une petite ville à essayer d’acheter des provisions alors que rares sont ceux qui daignent s’arrêter chez eux.

 

C’est une situation que je comprends aisément et je vous explique pourquoi. Après avoir acheté, eau, thon, sardines et le fromage vache qui sourit nous demandons l’addition. Je dirai plutôt que Lionel demande combien. 1040 Ouguiyas mauritaniens, soit, Lionel ouvre son porte monnaie ; Ah ! Pardon, je disais 1240 OM nous affirme l’épicier, bon bon, Lionel recompte puis en fait il sortira 1440 OM pour l’ensemble !!Non sans avoir fait remarquer au tenancier la surprenante inflation en Mauritanie, qui prend son cours au fur et à mesure que le porte monnaie s’approche du comptoir.

Après ce divertissement financier, direction la frontière !

Le soir accuse réception du soleil et nous roulons tel Mad Max, suivant les pointillés blancs du milieu de la route de l’Espoir.

Nous dépassons largement Ayoûn El Atroûs et peu avant Kobenni nous plantons notre bivouac, avec la bienveillance du chef du poste de police. Ce dernier, nous indique un terrain vers lequel nous nous dirigeons. Nous plantons les tentes, et petite veillée tous les trois. Du pain, du vin, et les denrées de l’épicier.

Et là, mais alors là , arrive l’incroyable, l’inattendu, la pluie !! Il pleut mi décembre en Mauritanie. Nous allons vite fait nous coucher, la pluie tombera une bonne partie de la nuit.

J'kaz !
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Le Mercredi 11 Février 2009Poster un commentaire

Jeudi 18 décembre 08 :

 

Départ de Nouakchott, de l’auberge d’Olivia que je n’aurai pas eu le temps de croiser. Faut savoir que c’est un repère de routards, de voyageurs, de bourlingueurs, d’aventuriers en tous genres, bref THE repère incontournable.

« Ouaga » est le gestionnaire mandataire de l’auberge la Menatta. Le gars est sympa et peut vous dépanner sur de nombreux bons plans.

 

Nous partons donc vers…………11h30 !! Faut dire que la journée d’hier, très usante, nous a usés !! Nous avons fait un énooooooorme dodo et personne n’a souhaité nous réveiller. Bon pas très cool pour les potos qui nous attendait. Le temps de se décrasser, de manger, de faire les vérifs du Toy et nous partons vers midi.

Génial pour se taper les embouteillages en plein centre ville de Nouakchott. Près d’une bonne demi-heure pour trouver la route de l’espoir.

Nous la trouvons enfin et c’est parti. Un long ruban de bitume se déroule au fur et à mesure. Ce ruban épouse parfaitement les dunes.

Disons que durant 200 à 300 km tu montes et tu descends comme dans un manège. C’est alors que je vous recommande ce que vous savez déjà : prudence, prudence.

La route de l’espoir prend toute sa dimension ici. L’espoir est de la passer vivant.

 

Hors les embûches sont nombreuses. Biquettes, ânes, chameaux (oui bon les dromaludaires, si vous voulez), humains adultes et enfants, charrettes font partis du goudron. Ils traversent d’un coup, sans regarder, normal c’est aussi LEUR goudron.

Vous aller trouver des cadavres (pas d’hommes je vous rassure) de tous genres.

Sachez brave gens que ces animaux ne peuvent être consommés par la population que lorsqu’ils ont été tués selon les rites musulmans.

Ils ne seront donc pas mangé hormis par les chacals qui rôdent. De plus il est risqué de se prendre un animal à une certaine vitesse.

Gaffe Man, je te le rappelle, l’espoir de cette route réside dans le fait que tu peux arriver vivant ou pas….

Tu va encore croiser des paysages d’un autre monde (d’ailleurs t’y es, dans l’autre monde).

D’un côté, des dunes ocre très prononcées, de l’autre des dunes d’un blanc éclatant.

Le vent est toujours très présent, et ça flagelle le visage.

Nous avançons toujours tout droit. Et j’inaugure mon premier accident Mauritanien.

Je suis à 30 km/h dans le centre ville de ALEG.

C’est jour de marché, bondé, nous roulons lentement car la route très étroite est parsemée de commerces, ambulants ou pas.

C’est alors que ce que vous avez en terme de sécurité routière arrive : faire attention à soi en conduisant, soit, mais faire SURTOUT attention à celui qui vient en face ou que tu va doubler.

Là c’est celui qui vient de face qui dort les yeux ouvert. Il surgit à près de 70km/h et là le choc frontal est inévitable. Je pile net et il se réveille juste à temps pour braquer légèrement son volant. C’est alors qu’il glisse sur mon pare buffle et se fait éjecter par mon toy sur un mètre. Nous volons nous aussi et faisons un bond de côté similaire au sien. Gros bruit et là je sors furieux et là mes copains, il a senti passé le marseillais qui sommeille en moi. Quelques insultes récurrentes plus tard j’ameute le village entier et le rallie à ma cause. Cet enc.. aurait pu tuer les enfants qui profitent du marché pour jouer.

Un flic arrive et me propose de faire un constat, je refuse car nous n’avons rien mais en profite encore pour passer une deuxième couche au chauffeur dormeur. Lionel intervient aussi et lui, carrément, demande du fric au conducteur, histoire de lui faire passer mes insultes. Nous capitulons et partons mais en voilà un qui n‘oubliera Marseille. Ceci dit ça fait du bien de vider sa glande à venin. Mais à l’heure où j’écris, j’ai encore les boules contre cet enfoiré.

Après le plein, nous repartons en redoublant de prudence.

Nous avons les yeux remplis de cette beauté de Mauritanie et de son désert.

Nous voici à trois voitures, et on décide d’avancer coûte que coûte jusqu’au coucher du soleil qui déterminera notre bivouac.

Par sécurité, (hum !!) il nous est recommandé de bivouaquer près d’un poste de contrôle de gendarmerie ou de police. Ce que nous ferons.

 

 

MAGTA LAHJAR, à 108km de ALEG. Nous sommes contrôlés par des policiers, très accueillant qui nous protègerons au cas où pour notre bivouac. Et nous voici sur le sable, à 150 mètres du poste de police, certes près de la route mais c’est rassurant.

 

ATTENTION, je ne dis pas que la Mauritanie est dangereuse. Je dis que cette population ne possède quasiment rien. La tentation peut être grande, lorsque plusieurs véhicules s’amorcent à l’orée d’un village. De plus tous connaissent l’histoire des français de décembre dernier qui ont eu une tragique issue à leur aventure.

Ceci étant les précautions d’usage sont utiles et nous dormons sous tente et non dans le véhicule.

Après cet aparté, le bivouac se déroule dans une ambiance bonne enfant et Alexander nous offre un bon coup de rouge assorti d’un coup de champagne.

Franck et Noémie nous préparent un bon petit repas. Evidemment le sauvignon d’Annabelle est là et il est assorti de mousseux très sympathique.

Au coin du feu, les étoiles pour témoins, nous refaisons le monde dans sa totalité et échangeons nos points de vus.

Que venons nous faire en Afrique, que pouvons nous y apporter, que cherchons-nous ?

Autant de questions qui donnent des réponses sans chercher l’argument humanitaire.

Nous partons nous coucher. Franck et Noémie nous explique qu’ils partiront très tôt demain matin, bien avant nous. Ils doivent rallier le Burkina au plus tôt et leurs temps est très limité.

 


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Le Mercredi 11 Février 2009Poster un commentaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'kaz !
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Le Mercredi 31 Décembre 2008Poster un commentaire
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